19.12.2007
JOYEUX NOEL
12:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.12.2007
INFOS
Début 2008 nous organisons des veillées à l'ancienne. Celles ci se feront chez l'habitant et la première aura lieu chez moi, à plouigneau avec mes amies conteuses de l'association conte et raconte.
si cela vous intéresse laissez moi un message, musiciens venez avec votre instrument. Plus d'infos en janvier
18:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le manteau
- Je me suis acheté un manteau, ouais ! Un beau manteau ! Ah, quand je l'ai vu en vitrine exactement celui que je voulais, vous pensez ! depuis le temps que j’en rêvais. Une coupe, une qualité de tissus et à la mode en plus. J’ai tout de suite demandé à ma mère de me l’offrir pour mes dix huit ans.
- T’est pas fou ! Qu'elle m'a dit. T’as vu le prix ? et en plus t’est en pleine croissance dans un an tu pourras plus le mettre.
Comme elle voulait pas, je me suis dit je vais me le payer. J’ai fait des jardins, ramassé des patates, porté des cageots, au bout de deux mois j’avais économisé assez pour me le payer.
- J’en ai plus, qu’y m’as dit le vendeur. Je viens de vendre le dernier et maintenant c’est la collection été, j’en aurai plus.
Devinez qui as acheté le dernier, je vous le donne en mille, mon copain Jean Pierre Ah ! Fallait le voir le Jean Pierre, comment il se la pétait avec mon manteau. Quand on sortait en boite Les filles lui disaient.
- Oh Jean Pierre c’est trop cool avec ton long manteau tu ressemble à Clint Eastwod.
Ouais et moi avec mon vieil imper mastic je ressemblais à qui ? À Colombo ? Remarquez Jean Pierre il est pas vache, il m’as dit " tu vois ! on est comme des frères et un jour mon manteau y sera pour toi " C’est une tradition dans sa famille ils se refilent les vêtements de frère en frère. C’était pas gagné dans sa famille y sont cinq frères et Jean Pierre c’est le plus vieux, alors forcément le temps a passé.
Tout ça jusqu’à Il y a une dizaine d’année sur une brocante, j’ai retrouvé mon manteau.
- C’est un collector m’a dit la dame, un vrai manteau des années soixante-dix, le top pour se déguiser en hippies, je peux pas vous le lâcher à moins de cent francs.
Cent francs c’est une somme, quand on est au RMI. J’ai du renoncer, le temps a passé encore et puis hier ! au rayon fripes des chiffonnier de la joie, qu’est ce que je vois, mon manteau ! Deux euros, j’ai même pas marchandé, je l’ai acheté. Attendez je vais vous le montrer. Hé ! Vous avez vu, comme y me va bien ?
Ben, vous voyez dans tout ça il y a une morale. Si vous avez des rêves, que vous y croyez dur comme fer et que vous êtes un peu patient et bien, un jour il deviennent réalité.
Au fait ! est ce que je vous ai dit que j’ai toujours rêvé d’avoir une cinq cent quatre Peugeot ? Non ? Et bien ça y est, je l’ai !
17:40 Publié dans Art et Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
T'as pas cent balle
- Hé ! M’sieu t’as pas cent balles, m’dame ! Une ptite pièce un ptit sou.
Si c’est pas malheureux de voir çà ! Voilà une demi-heure que j’étais assis à la terrasse d’un café et que je regardais ce pauvre type faire la manche.
- M’sieu t’as pas ?
C’était jour de marché, les gens allaient et venaient les bras chargés de leurs achats. Ah ! Fallait les voir les gens, la grimace qu’ils faisaient à la vue du malheureux. C’est vrai qu’il était pas engageant avec ses cheveux collés, ses vêtements crasseux et cette main maigre et tremblante qu’il agitait sous leurs nez
- M’dame un ptit sou ?
Y en a pourtant un qui c’est arrêté, un vieil homme à barbe blanche.
- Eh ! T’as pas cent balles ?
- Cent balles, grand Dieu ! Mais pourquoi faire?
- Pour boire un coup tiens ! Un ptit coup, pour oublier que je suis à la rue, que je suis seul, que j’ai froid.
L' homme lui tendit une corde au bout de laquelle était attaché un vieux chien.
Cent balles j’ai pas, mais prends celui-ci, je l’ai trouvé dans la rue, comme toi il était seul comme toi il avait froid, peut-être qu’avec lui tu sera moins seul, peut-être même que t’auras moins froid.
Le vieil homme s’en est allé et moi en regardant le pauvre type et son chien serré l’un contre l’autre, je me suis mis à croire au père Noël .
- Msieu ! t’as pas cent balles c’est pour moi et mon chien.
17:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.12.2007
L'homme le plus heureux du monde
Assis sur son vieux cheval, la tête au soleil, les cheveux dans le vent, un chiffonnier se lamentait.
- Quelle triste vie qu'est la mienne ! tous les jours que Dieu fait , je parcours la contrée en tous sens. Qu’il pleuve, qu’il vente, et tout cela pour gagner trois sous en échange de mes pilous. Ah ! Si j’étais marin, je partirais à l’aventure sur de lointains océans, je découvrirais des terres nouvelles et reviendrais couvert de gloire.
Soudain ! venant de nulle part apparut devant lui un curieux personnage.
- Tu me sembles bien triste l’ami ! Je fais partie du petit peuple qui hante cette lande. Tu m’es sympathique et je veux faire quelque chose pour toi. Que ton souhait devienne donc réalité.
Une brume épaisse se mit à monter et notre ami fut emporté par une énorme rafale de vent.
- Ma Doué, je vais mourir, cria t’il avant de sombrer dans un profond sommeil.
Quand il ouvrit les yeux, le personnage avait disparu, son cheval, les monts d’Arrée, la lande aussi.
Il se trouvait à la barre d’un magnifique voilier dont la proue fendait les flots avec grâce.
Son vœux était réalisé et notre homme était heureux. Son bonheur fut cependant de courte durée. Les voiles se mirent à claquer, le ciel s’obscurcit et la tempête se déchaîna.
Battu par le vent, le navire dansait sur les flots, chaque vague lui arrachait un morceau et notre ami se lamentait.
- J’aurais mieux fait de faire le vœux d’être armateur, ceux - là ne risquent pas de périr noyés, pour eux la richesse et pour le pauvre marin le danger.
Il n’avait pas fini sa phrase qu’à nouveau la brume se leva et le vent l’emporta.
La mer avait disparu, il était maintenant assis derrière un splendide bureau de chêne, les riches vêtements qu’il portait démontraient une position sociale importante.
- Armateur, je suis armateur, quel bonheur.
Tout à coup un homme entra dans la pièce tout essoufflé.
- Maître, maître ! J’ai de terribles nouvelles: votre bateau a sombré et nous avons perdu hommes et marchandises.
Au dehors des cris retentissaient-
- que se passe t’il encore ? Demanda notre ami.
-Ce sont les veuves de nos marins qui crient vengeance, ce sont les marchands qui viennent réclamer le paiement des marchandises perdues, ce sont les gens d’armes qui viennent vous saisir.
Notre homme enfouit son visage dans ses mains et à nouveau se lamenta.
- Pauvre de moi, moi qui ne voulais qu’un peu de bonheur.
La brume se leva, le vent monta et ... Assis sur son vieux cheval, la tête au soleil les cheveux dans le vent, un homme riait.
l’HOMME LE PLUS HEUREUX DU MONDE.
*
20:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le loup des marais
Tandis qu'à l'horizon, s'éteignaient les derniers rougeoiements de l'astre solaire, le voile sombre de la nuit envahissait peu à peu les monts d'Arrée.
Sur le petit sentier qui n'en finissait pas, Jean, s'éclairant à la lueur vacillante d'un briquet, consultait sa carte d'état major.
-Je me suis planté, murmura t'il à mi-voix Il y a longtemps que j'aurais dû rencontrer la route, mieux vaut rebrousser chemin , avant qu'il ne fasse nuit noire.
Faisant demi-tour il pensa à l'agaire, l'herbe magique des temps anciens. On disait que les malheureux qui l'avaient foulée de leurs pieds, étaient condamnés à errer en rond, jusqu'à la fin des temps.
Il faisait maintenant très sombre dans le sous-bois et les arbres bordant le chemin creux avaient pris une forme irréelle.
Jean frissonna, quelle mouche l'avait piqué de se promener à pareille heure dans les monts d'Arrée. Arrivé à un croisement il hésita.
-Par où suis je arrivé? si au moins ces maudits arbres ne me cachaient pas la vue, je pourrais peut-être voir le mont St Michel et retrouver ainsi la bonne direction.
Il choisit d'emprunter le chemin qui lui semblait le moins sombre. Bien lui en prit car quelques centaines de mètres plus loin il débouchait dans un endroit dégagé.
La voie se faisait maintenant plus large et au loin, sous le halo de la lune, se profilait la forme reconnaissable du roc Trévézel. Un peu plus à gauche la chapelle du mont St Michel dressait son clocheton vers le ciel. Notre homme savait maintenant où il était, encore quelques mètres et s'offriraient à sa vue le lac de Brennilis et les tourbières du Yeun Ellez.
Le vent s'était levé, un air humide et froid montait du sol. Jean releva son col et allongea le pas. Soudain, un hurlement déchira le silence de la nuit !. Là devant lui, juché sur un rocher apparaissait la silhouette d'un animal de forte taille. Pétrifié sur place Jean resta muet. Deux yeux brillants l'observaient en silence.
- Un loup ! c'est un loup ! Jean en avait déjà vu lors de la visite d'un parc animalier, mais celui là était énorme. Notre homme sentit son sang se glacer et une coulée de sueur froide parcourut son dos.
La bête s'était ramassée sur elle même prête à bondir. Jean tâta sa poche, doucement il en sortit un opinel qu'il ouvrit. Cette arme semblait bien dérisoire face au loup mais il était prêt à vendre chèrement sa peau.
Tout à coup l'animal fit un bond prodigieux, sous le choc, homme et bête roulèrent dans les genêts. Jean sentit son haleine fétide sur sa gorge. D'un geste rapide il planta son opinel dans l'arrière train du loup puis, se relevant brusquement se lança dans une fuite éperdue à travers la lande.
La bête devait être sur ses traces et notre homme fonçait droit devant lui sans prendre garde aux ajoncs qui lui déchiraient le visage.
Il erra longtemps entre lande et marais, avant d'apercevoir une habitation. Il était sauvé. Rassemblant ses dernières forces il se dirigea vers le penty dont la porte entrouverte laissait passer un rai de lumière.
-Il y a quelqu'un ? Personne ne répondit.
Jean poussa doucement la porte.
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Tes larmes

Aux larmes de tes yeux s'accroche mon cœur
Que mon âme toute entière sèche enfin tes pleurs
Pour qu'un sourire naissant à tes lèvres fleurisse
Et que ton rire éclatant à nouveau retentisse
20:30 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'arbre mort
L'arbre est mort on l'a tué
Mort aussi le génie qui l'habitait
De sa chair qui se fend et éclate
Coule une sève écarlate
09:05 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
L'homme pressé
Mesdames, messieurs je vous prie de bien vouloir m'excuser mais ce soir je ne conterai pas.
Ah ! Je vois bien que vous n'êtes pas content vous allez me demander des comptes.
- comment ! Vous vous rendez conte on vient spécialement à une soirée conte et tout ça pour entendre un conteur qui ne conte pas et d'abord pourquoi qu' y conte pas? Le conteur
Et bien mesdames, messieurs le conteur ne conte pas parce qu' il est amoureux,
et oui ! quand on aime on ne conte pas, remarquez comme elle conte beaucoup pour moi, elle contera un peu pour vous comme ça en fin de comptes vous ne serez pas venu pour rien et si vous ne pouvez pas rester pas ça fait rien on vous fera un conte rendu.
Oh ! Et puis tout Conte fait je vais quand même en conter un, mais un bon car c'est bien connu, les bons contes font les bons amis après cet acompte on se quittera comme ça sans se rendre conte à pas contés juste en se disant dans la vie ce qui conte c'est d'y trouver son conte et l'histoire que je vais vous conter devrai bien vous contenter c'est le conte d'un conte qui compte son temps et comme le temps c'est de l'argent .il compte autant son temps que son argent mais surtout ne prenez pas ça pour argent contant car c'est un conte
S'il est une personne pour qui le temps c'est de l'argent, c'est bien maître Jean.
Et le temps, il en gagne tant et tant, qu'il n'a même plus le temps de profiter du bon temps.
Un jour, chemin faisant, il rencontre un enfant sanglotant .
-Pas le temps, pas le temps. Ce gosse doit bien avoir une maman !
Plus tard , dans un tournant, un homme lui tend la main en mendiant.
-Pas le temps, pas le temps. Peste soit ce fainéant !
Enfin un vieillard croisant, une charge trop lourde portant.
-Pas le temps, pas le temps. d'aider un vieux croûlant !
Mais au bout de la route, quelqu'un l'attendait, en travers du chemin un homme se tenait.
-Homme pressé ! Pour l'enfant que tu n'as pas consolé, le mendiant que tu n'as pas aidé, le vieillard que tu n'as pas soulagé. Tu n'avais pas le temps ? Hé bien tu auras tout le temps maintenant.
Alors, levant sa faux, l'Ankou , car c'était lui, coupa le fil de sa vie.
Mes amis qui m'écoutez, prenez le temps de vivre, d'admirer, de donner car demain vous n'en n'aurez plus le temps.
*
09:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.12.2007
L'étoile
On se reconnaîtra
Il faisait froid en ce soir de Noël et le vieil homme qui marchait dans la neige était triste.
A Morlaix c'était jour de fête, la ville s'était ornée de mille feux. Sous les illuminations les gens allaient et venaient les bras chargés de cadeaux, mais le vieil homme était triste. Il faisait froid, froid dans son cœur que l'amour avait oublié. Il en avait pourtant rêvé de cet amour, de cette fille aux cheveux blonds comme les blés, au regard couleur du ciel qui le hantait la nuit pour disparaître au matin. Il en avait rêvé de ces mains douces et chaudes, de cette voix qui tendrement, l'appelait. Le temps avait passé, elle n'était jamais venue et ce soir, le vieil homme était triste.
Le froid se faisant plus vif, il allongea le pas pour se rendre chez lui, où personne ne l'attendait. Il leva un instant son regard vers le ciel, juste à temps pour apercevoir une étoile filante mourir dans la nuit.
- Faire un vœu, pensa-t-il. Ah ! Si j'avais vingt ans !
Dans sa hâte, au détour d'une rue, il heurta brusquement une personne qu'il fit rouler dans la neige.
- Pardonnez au vieil homme que je suis, balbutia t-il.
- Vous vous moquez, répondit une voix féminine, vous avez tout au plus vingt ans, mais aidez-moi plutôt à me relever.
Sous le châle qui couvrait sa tête, un doux visage bordé de cheveux blonds lui apparaissait, elle avait les yeux couleur du ciel, les mains douces et chaudes, c'était elle ! Celle dont il avait si souvent rêvé. Elle était jeune et belle. Il était vieux et laid, il fit un pas en arrière.
- Vous pourriez au moins m'aider à ramasser mes affaires, s'exclama t-elle !
Il se pencha et se mit en devoir de ramasser le contenu du sac de la demoiselle.
- Je suis désolé, balbutia t-il encore.
Soudain, il s'immobilisa. Là dans la neige, un petit miroir de poche entrouvert lui renvoyait son image. Ce n'était pas celle d'un vieillard aux traits usés par le temps mais celle d'un jeune homme en pleine force de l'âge.
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