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11.12.2007
le korrigan au fond de mon verre

Messieurs Dames, je dois vous avouer quelque chose, je ne suis point d'ici. Au pays d'où je viens on me disait. Hé, toi ! Le conteur, toi qui crois aux elfes, aux géants, aux génies et aux fées pourquoi ne vas tu pas en Bretagne, y parait que là bas s'en est plein. Et bien mesdames Messieurs c'est ce que j'ai fait, j'ai pris ma petite auto et je suis venu jusqu'ici. A peine arrivé dans le Finistère je m'arrête pour faire de l'essence, devinez comment s'appelait la station ? ELF je me suis dit ça, c'est un signe alors j'ai filé jusqu'à Morlaix Là comme j'avais faim j'ai été dans la cafétaria d' un grand super marché. Le super marché !...Géant Hé oui ça m'a fait tout drôle et comme je me sentais pas bien j'ai frappé à la porte du premier médecin que j'ai trouvé et vous savez ce qu'il m'a dit je peux rien pour vous je ne soigne pas les hommes je suis génie cologue je veux bien vous donner la pilule mais ça vous fera pas des fées Ah les fées. C'est à partir jour là que j'ai compris que j'avais enfin atteints le pays magiques des conteurs. D'ailleurs, Tenez ! il faut absolument que je vous raconte ma première rencontre avec un Korrigan.
C'était un soir comme les autres et comme tous les autres soirs après mon travail, je m'étais arrêté chez Nicolas, le patron du Loch, un petit bistrot de mon quartier.
L'ambiance était joyeuse et je sirotais avec modération une bière délicieuse dont je vous tairais la marque. C'était ma cinquième ou, ma sixième, enfin ! Je ne sais plus, quand on aime on ne compte pas.
Une brume étrange avait envahi le café, un brouillard si épais que j'avais peine à voir Nicolas de l'autre côté du comptoir. Au début je ne me suis pas inquiété outre mesure, la brume en cette saison est un phénomène normal en Bretagne.
Ma bière à la main je m'apprêtais à la boire quand soudain ! je l'ai vu . Là, au fond de mon verre se tenait un Korrigan.
Ah ! Si vous aviez vu sa tête. Je ne sais pas pourquoi , mais bizarrement il me rappelait quelqu'un.
Tout d'abord j'ai fait celui qui n'avait rien remarqué, mais quand même un korrigan dans mon verre ce n'est pas très poli.
Au début, il restait là sans rien dire, me fixant d'un air idiot. Alors forcément au bout d'un moment j'en ai eu marre, je lui ai demandé d'aller voir ailleurs. Ha ! Mais ça ne lui a pas plu, il a eu l'air de se fâcher et comme je ne suis pas quelqu'un à me laisser faire, j'ai monté le ton.
Il est devenu tout cramoisis et a commencé à faire des grimaces.
Une ambiance tendue régnait dans la pièce. Je sentais bien que les choses tournaient mal et que nous allions en venir aux mains. Alors ! Sans me démonter, d'un trait, d'un seul, j'ai vidé mon verre sur le comptoir.
Le lâche ! je pense qu'il a compris ce qui l'attendait car il a soudain disparu. J'ai eu beau chercher partout, sous les tables sous les tabourets, rien ! Et pour finir, Nicolas m'as mis à la porte, tout ça à cause de ce sale nabot.
Depuis ce jour je ne m'arrête plus chez Nicolas pour prendre un verre, quant au korrigan je ne l'ai jamais revu.
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Commentaires
!!GENI-AL!!!
Ecrit par : audrey | 11.12.2007







